Enfin du nombril ! D'aujourd'hui à hier.

À l’ami m'ayant convaincu de parler de moi ici (cf. mon premier article), j'avais promis de soulever quelques couches de tissus pour montrer, un peu, le nombril le recouvrant.

Pour l'instant, je n'ai posté qu'un aperçu de mes textes, pas convaincu de la joliesse de ce puits à crasses que l'on a au bas du ventre. Mais une promesse est une promesse, et je vais donc expliquer à présent le pourquoi je suis là et le qui je suis.

Pourquoi : J’ai un texte, enfin, de présentable ; douze livres, douze « épisodes » formant une « saison », et en cours de lecture chez un grand éditeur, grâce à un ami médecin et auteur publié, m'honorant de son aide ; douze livres écrits depuis 2008, sur base d’un brouillon de 2007, lui-même inspiré de quelques lignes écrites au lycée. J’ai enfin quelque chose de terminé, commencé après six années pleines (2002-2008, donc) à ne rien réussir à finir. Depuis que je ne suis plus étudiant, c’est-à-dire depuis douze ans, je n’arrive plus à écrire aussi facilement qu’au temps sympathique où j’avais deux mois de vacances l’été et deux semaines toutes les six. Mais ça y est, enfin, j'ai un bébé qui n'a pas avorté. Cette série de livre est une dystopie ; un monde matriarcal où les hommes, décimés par un virus ne touchant qu’eux, ont été isolés pour protéger les survivants, puis désormais asservis par les « féministes » au pouvoir. L’histoire suit le quotidien des rebelles à la dictature nouvelle, luttant pour l’égalité des sexes, les « masculinistes » et leurs sympathisantes (notamment leur argentière, infiltrée dans le gouvernement). Une des idées à l’origine de ce projet est, vous l’aurez compris, cette question : « Et si le combat pour l’égalité des sexes devenait, un jour, un combat pour l’égalité des hommes ? ». J’ai écrit, quatre années durant, sans pause, pendant mes vacances ou dans mes deux heures de métro quotidiennes, tous les jours, matins et soirs, et souvent aussi le midi après un sandwich, sur un petit ordinateur sous XP, tenant dans une poche intérieure de veste : le Sagem Spiga (que certains sur le net, n’en voyant pas son potentiel, préconisaient de lire le nom en verlan : « j’aime ça le gaspi » ; il fut, pour moi, tout sauf cela).

Fin du pourquoi : j’en ai parlé, de cela, à l’ami surnommé Yem (mais que je suis le seul, je crois, à nommer ainsi). Il m’a dit que d’écrire autant n’est pas suffisant. Il faut avoir des lecteurs ; c'est mieux... Je commence donc à poster certains de mes textes, pour montrer un peu ce que je sais faire. Et je propose d’abord du drôle. Parce que j'essaye de l'être, le plus souvent, dans la vie.

Début du « qui je suis » : j’écris depuis l’enfance ; en primaire des « livres dont vous êtes le héros » (ce que je lisais alors), au collège des poèmes, de  la SF et du Fantastique, puis au lycée des nouvelles, m’essayant à tous les genres. Une de celle-ci a gagné un concours, si bien que j’ai, pendant l’université, publié une nouvelle par mois dans un mensuel, puis, parce qu'il m'a lu ainsi, travaillé avec l’ami médecin, cité plus haut. Ce dernier m’a fait écrire trois romans policiers, tentant de les présenter à ses contacts éditeurs. Mais je n’étais pas mûr, ça ne s’est donc pas fait. J’ai fini l’université en m’essayant à l’écriture burlesque, pendant cinq ans, dans une communauté d’auteurs, le NIAC ; aventure qui s’est achevée lorsque tous les auteurs ont perdus leurs vacances scolaires. Entre autres raisons.

Car oui, il a fallu que je travaille, ce qui a mis un grand coup de frein à mes prétentions d'écriture. Je balbutiais quelques textes, tous inachevés. Vint alors 2008 : l'humeur noircie par une capsulite rétractile (qui a mis deux ans à se guérir), j’ai commencé ma dystopie.

La suite de cette histoire reste à écrire. Et j'espère que ce blog aidera à l'achever en happy end.


1 commentaire:

Anonyme a dit…

à suivre, donc

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